Liara

Coucou !

Je vous présente une nouvelle page ! Voici donc une histoire fantastique que j’ai commencé. J’espère qu’elle vous plaira. Bien sûr je mets du temps à écrire et ce n’est pas très régulier donc je ne peux pas vous dire que je publierais un nouveau chapitre toutes les semaines ou quelque chose du genre. Par contre dès que je rajouterais une partie je vous le ferais savoir 😉

CHAPITRE 1 :

Je m’appelle Liara, j’ai quatorze ans et, enfin, bientôt quinze (ce n’est pas trop tôt). Je vis dans un monde unique : ici, tous les êtres vivants possèdent dans leur corps une Magie « Primaire ». Celle-ci se développe, pour les humains, pendant toute leur enfance, jusqu’au jour de leurs quinze ans (vous comprenez pourquoi j’ai hâte).

Ce jour-là, cette magie est libérée, et nous pouvons enfin l’utiliser. Pourtant grâce (ou à cause) de cette magie, des classes sociales se sont créées.

Après la « magic liberty», le matin de notre quinzième anniversaire, nous devons passer une série de tests pour découvrir notre potentiel total, cela dure toute la journée. C’est à cause de ce dernier que notre rang social est fixé très rapidement.

Pendant la nuit de la magic liberty, le corps de la personne est entouré d’un cocon argenté, constitué de magie pure, qui le rend intouchable (si quelqu’un le touche même un quart de seconde, il est bon pour de très bonnes brûlures) pendant environ huit heures. Ensuite, ce cocon perd sa luminosité et finit par disparaître. La personne voit son corps s’embellir selon son potentiel. Une grande beauté est égale à un grand potentiel, mais juste pour les très bons potentiels, donc avoir un petit petit potentiel ne veut pas dire être laid. Il y a aussi quelques exceptions très rares.

Il existe plusieurs légendes qui ont traversés les siècles. Je vais vous parler d’une légende, qui n’en n’est pas exactement une (je suis énervante n’est ce pas ? Désolé si ce n’est pas clair). Cela s’est vraiment passé et c’est le début de notre vie d’aujourd’hui. Enfin, abrégeons, je vous propose de vous raconter la « légende d’Arail » comme ils la racontent à chaque nouvel an. Il s’agit d’une fête où tous les habitants doivent se retrouver sur la place centrale de leur ville et à chaque fois, pour ne pas l’oublier, cette légende est contée à la fin de la fête par… des conteurs ! Très surprenant non ?

Il y a quelques siècles naquit une jeune fille divine, il était impossible de ne pas tomber sous son charme. Cette jeune fille s’appelait Arail et sa beauté éblouissait n’importe qui. La magie primaire existait déjà, étant connue simplement sous la forme de phénomènes inexpliqués (personne ne savait ce qu’elle était), elle n’était pas encore utilisée.

Ses cheveux mauves ondulés lui arrivaient aux chevilles. Ils ressemblaient à une cape mystérieuse. Sa peau aussi blanche que les neiges éternelles était le reflet de son âme (petit détail : pour les magiciens les plus puissants, la peau est véritablement le reflet de leur âme. Si l’âme est pure, elle est toute blanche. Si l’âme est sombre par contre, la peau est aussi blanche et des tatouages tribaux d’un noir profond se développent sur toute la surface de son corps. Cela est progressif selon le degré et le nombre d’horreurs commises). Ses yeux étaient superbes, celui de gauche, couleur des fonds des mers et le droit aussi vermeil que le sang coulant dans ses veines. Son visage en forme de cœur, son corps harmonieux et longiligne lui donnaient une grâce incroyable. Sa voix délicate, comme un chant d’oiseau, et sa tache de naissance entre ses deux clavicules en forme d’ailes d’anges faisaient naître des dizaines de rumeurs féeriques. Sa démarche, oscillant entre celle d’une panthère et d’une danseuse, faisait d’elle un véritable ange des contes anciens.

Elle réussit à contrôler sa magie primaire au prix de nombreux efforts. Puis elle révolutionna son monde, car elle découvrit en même temps que cette magie n’était présente qu’après ses quinze ans. Elle se développa petit à petit, en environ un mois. Son potentiel, qu’elle mesura bien plus tard (avec un sortilège assez complexe), était monumental avec deux milles cristiels ! La rumeur qu’une jeune fille descendue des anges avait réussi à dominer cette « chose » en chacun trop peu connue, fit le tour du monde dans lequel elle vivait.

Le gouvernement de l’époque fut renversé. Il voulait oublier cette magie. Arail essaya sa théorie avec d’autres personnes en leur expliquant comment faire. Elle avait trouvé le moyen de contenir cette « chose », et même de l’utiliser. Ce contrôle se propagea partout jusqu’au jour où, pour la remercier, elle fut nommée reine du royaume de Cristielya, le nouveau nom de l’ancien royaume. Quelques années plus tard, on s’aperçut que le contrôle de la magie était inné chez les enfants des personnes qui l’avaient canalisée. Elle se libérait d’un coup en vingt-quatre heures, le jour de leurs quinze ans.

Arail est encore vénérée à notre époque, car elle est le point de départ de notre histoire. Sa descendance règne encore aujourd’hui. Lorsqu’une personne, généralement de la famille royale, a une ou plusieurs de ses caractéristiques physiques, elle est toujours destinée à un destin exceptionnel.

Il persiste aussi une prophétie datant de la même époque qui raconte que :

« Lorsqu’une jeune fille, le jour de ses quinze ans,
aura le physique de la mythique Arail,
elle sera l’âme sœur des sept princes,
représentant chacun une vertu et un péché.

Ces derniers furent bénis et reprochés
par Arail, elle-même, lors de son règne.
Elle aura un choix à faire qui sera influencé par
le passé, le présent, l’avenir, l’amour, et la haine.
Puis, elle règnera pour l’éternité sur son monde dans le bonheur, la joie et l’amour ; ou dans le malheur, l’amertume et la haine.
Mais un jour, elle devra en choisir un seul parmi les sept
pour devenir sa véritable et unique âme sœur.»

Et depuis ce temps à Cristielya il y a toujours sept princes à chaque génération.

Si vous voulez mon avis, je trouve ça complètement stupide. Comme beaucoup de monde (tout le royaume, en clair) y croit, je me suis toujours tue. Malgré tout, je voudrais bien voir si cette prophétie va se réaliser, juste pour que je puisse me moquer de la pauvre désignée (traduction : condamnée). Je parie que vous pensez que ce sera moi ? Si c’est cela (je suis certaine que ce ne sera pas moi), je vais danser, à minuit, dans les jardins privés du palais royal. Pari tenu ?

Bon vous avez, j’espère, compris maintenant pourquoi j’ai tant hâte d’être dans six jours : le 9 septembre 9 999, car c’est le jour de mes quinze ans. Bien sûr, c’est pour la magie, pas pour cette prophétie loufoque. Qui plus est, cette date est bizarre, et je suis née à 9 heures 09. C’est comme si j’étais née pour ce jour… Enfin, pas besoin de s’inquiéter, et comme on dit : qui vivra verra (j’adore cette expression… Quand elle est à mon avantage bien sûr) !

« Liaraaaa ! Viens ici s’il te plait ! »

A chaque fois que je veux être tranquille c’est toujours impossible.

Je vous présente ma mère, Tirina. C’est elle qui m’a appelée en criant plus fort qu’un bitriblops qui est une sorte de grosse boule de poils avec une bouche infinie et des cordes vocales inimaginables. Je ressemble assez à ma mère d’ailleurs (en tout cas le physique…). Des cheveux châtains bouclés qui ont des reflets roux lorsqu’il fait beau et nous arrivent au milieu du dos, des yeux chocolat et une peau cireuse, qui ne change pas facilement de teinte (exemple imparable : je viens de passer deux semaines à bronzer. Je rentre et ma peau a dû prendre quelques couleurs à peine perceptibles, qui en plus s’effaceront dans une semaine avec de la chance). Je descends extrêmement lentement, en traînant des pieds pour bien lui montrer mon envie, ou ma « non » envie en l’occurrence, d’aller la voir.

Elle est assise devant la table à manger avec mon père. Il s’appelle Hizuri et travaille comme garde royal. Il en est très fier. Cela montre néanmoins que son potentiel est vraiment puissant. Le potentiel est mesuré en cristiels, un potentiel de cent cristiels est très faible, c’est le minimum, un de cinq cent est moyen, et entre huit cent et mille cristiels, c’est un potentiel remarquablement puissant. Les animaux et les plantes basiques ont un potentiel de moins de cent cristiels. Lui, il a huit cent quatre-vingt cristiels précisément. Donc reprenons. C’est bizarre, d’habitude mon père sourit tout le temps, là il me demande simplement de m’asseoir. Je lui obéis automatiquement, j’angoisse un peu quand même.

« Ma chérie, commence ma mère, nous voulons te dire, pour que tu le saches bien, que nous t’aimons terriblement, et que nous sommes remarquablement fiers de toi, quoi qu’il arrive
-Euh … merci … (franchement vous voulez dire quoi après ça ?) Mais pourquoi tu me le dis maintenant ? Ce n’est pas que ça ne me fait pas plaisir… comment dire … c’est … étonnant.
-Liara… tu sais que ta mère a un sixième sens très aiguisé ? »

Ah oui, c’est vrai, je ne vous ai pas parlé de ce petit (très petit) détail. En fait, la magie primaire peut être utilisée pour améliorer n’importe quelle capacité, sa vitesse de course, sa mémoire, sa coordination, ses réflexes et en l’occurrence pour ma mère, son sixième sens, par contre tout dépend de son potentiel. Il faut avoir un potentiel élevé pour pouvoir améliorer, par exemple, sa mémoire ou d’autre choses compliquées (complètement injuste, selon moi cependant c’est ainsi. Je ne peux pas faire grand-chose à cela). C’est lui qui nous donne ce que nous avons (la beauté, la classe sociale, un bon métier…) et la capacité que nous voulons développer.

« Bien sûr que je le sais (je n’ai jamais pu lui mentir depuis que je suis toute petite, ce qui d’après moi n’est pas du tout pratique) …
-Et bien, depuis quelques temps, ma puce, je sens qu’après ton anniversaire, il y aura un grand changement. Néanmoins je ne sais pas exactement ce que ce sera, donc, puisque c’est dans six jours, nous tenions absolument à te dire que nous t’aimons plus que tout. »

Ils se lèvent pour me prendre dans leurs bras, moi je suis tétanisée. Bien sûr, je sais que mes parents m’aiment beaucoup, par contre ils détestent les câlins, et autres embrassades. Une minute… rien… Une minute trente… je cligne des yeux… Deux minutes… Je retrouve enfin ma mobilité (ne rigolez pas c’est plus long qu’on le pense, deux minutes à ne rien faire), puis je repousse mes parents gentiment. Ils ont l’air plutôt heureux de me lâcher. Je ne me vexe pas, je les connais aussi bien qu’ils me connaissent.

« Maman, papa, je vous aime aussi. Ne vous inquiétez pas, de toute façon ce n’est pas comme si j’allais avoir un potentiel de neuf cent cristiels par exemple.
-Peut être pas, en revanche tu pourrais être comme ton père. J’en serais tellement heureuse. Même si je pense que tu seras unique qu’importe ce qu’il arrivera.
-Je le pense également, ajouta mon père.
-Merci, je vous adore, je lance en remontant les escaliers, pour courir en direction de ma chambre. »

Mes parents sont super sympas même si ma mère ne travaille pas. Son potentiel est trop faible, cent quarante-huit cristiels. Donc le seul travail qu’elle aurait pu faire aurait été le ménage à domicile. Mon père a directement refusé et avec son salaire on vit assez confortablement. Nous sommes heureux ensemble. Je voudrais que cette époque ne se finisse jamais.

J’adore ma chambre, elle est tellement douillette, avec mon lit en hauteur, entouré de rideaux partout. C’est un vrai nid douillet. En plus, il y a une dizaine de coussins en plumes de pimus, une sorte de petit oiseau, avec des plumes si douces que l’on dirait de la soie. A côté, se trouve un grand canapé, avec d’autres coussins, un tapis en peau de gromplat (un animal à quatre pattes, d’environ deux mètres de long, des oreilles pendantes et une bouche remplie d’une centaine de dents. Sa peau est couverte de longs poils très doux, et moelleux) que j’ai eu pour mes quatorze ans.

Une vingtaine de liboles (petites lampes avec six ailes, dont la couleur peut changer selon le bon vouloir de leur propriétaire ou selon les émotions que ressent ce dernier) vole dans toute ma chambre. Elle est dans des tons pastel parfaitement reposants et je possède une petite armoire pour mes vêtements. Sous mon lit, il y a un bureau pour travailler, quand j’en ai le courage (pas très souvent en fait). Ah, Je dois me coucher car il est tard et demain, il me faudra me lever tôt pour prendre le sturas… (comme un bus scolaire dans votre monde). Il m’emmènera au Lycée pour Pré-Cristielyen : le LPC en plus court. Nous ne pouvons devenir Cristielyen qu’après nos quinze ans, c’est l’âge de la majorité. Toutefois je n’ai pas envie… Bon, en tout cas, bonne nuit ! Peut être qu’un miracle se produira.

Je n’ai pas arrêté de tourner dans mon lit, durant toute la nuit néanmoins maintenant, je ne peux repousser l’inévitable : je dois me lever. Aujourd’hui, c’est tout de même la rentrée des classes. Donc action ! Douche, coiffure, habillage, déjeuner en cinquième vitesse, lavage, maquillage, je prend mon sac et c’est parti !

« A ce soir, maman, papa, leur dis-je en traversant le salon, où ils étaient installés, pour déjeuner. »

Je me hâte vers l’arrêt du sturas, et je vois sous l’abri, Kiana, ma meilleure amie, se lever et marcher dans ma direction et me faire de grands signes. Je la rejoins et nous sautons dans les bras de l’autre. Elle m’a trop manquée ! Nous ne nous étions pas vu, depuis un mois et quatre jours. Je suis partie à côté de la mer de Chomaco, une mer incroyable, eau à 35°C qui fait des bulles selon les endroits, de couleur mauve-bordeaux en surface et bleue nuit au fondKiana, elle, est allée dans une station de klurstok dans les Montagnes de Samoris. Vous avez en fait une planche en bois d’orébleue, un bois très solide et assez évidemment, bleu. Tu l’accroches à tes pieds puis tu descends des pistes de neiges éphémères, de couleur verte émeraude ou de neiges éternelles, blanches à ne plus y voir.

Je lui demande si elle va bien. Kiana me résume ses vacances et je fais de même en attendant le sturas. J’ai oublié de vous dire, je connais Kiana grâce à mon père, nous avons grandi ensemble. Le père de ma meilleure amie et le mien sont collègues. Juste à ce moment-là, le sturas arrive enfin, il est assez voyant d’ailleurs. Quand nous montons, il y a pas mal de monde cependant, heureusement, nous nous asseyons derrière Shyre et Maraude, il y avait des places libres. Ils sortent ensembles depuis quelques mois, ce sont mes autres meilleurs amis.

Shyre est un garçon que nous pouvons résumer en trois mots : pur beau gosse, sans mauvaise plaisanterie. Il a des cheveux ébène que l’on pourrait confondre avec de la soie. Ils lui tombent sur le front et les épaules, soit dit en passant très musclées (les épaules bien sûr, j’ose espérer que vous aviez compris). Des yeux gris métalliques qui ressemblent à de l’argent en fusion, un mètre quatre-vingt cinq, un corps d’athlète. Et oui les corps grandissent généralement assez tôt, ici, votre adolescence, en fait pour nous, se passe entre neuf et treize ans. Tous les Pré-Cristielyens ont atteint leur  »développement » maximal toutefois après, ça change parfois avec la magic liberty.

Maraude, elle, est une reproduction d’une poupée en porcelaine, en taille réelle, elle mesure un mètre cinquante sept et demi (elle insiste bien sur le demi). Ses cheveux bruns forment des anglaises entourant son pâle visage fin, ses joues rosées et ses grands yeux bleus ciel, avec ses longs cils charbonneux, caressent ses pommettes, lorsqu’elle bouge les paupières. Son corps menu et délicat développe une envie de la surprotéger, envers et contre tout.

Je ne me lasse pas de m’émerveiller, devant leur couple. Ils vont si bien ensemble, de vraies âmes sœurs.

Dites, je viens de penser, je ne vous ai pas décrit ma Kiana non ? Rectifions tout de suite cette erreur. En abrégé, Kiana est mon inverse le plus voyant. Là où je suis petite elle est grande, j’ai un corps aussi plat qu’une lomavis (un petit animal aussi plat qu’une feuille de papier, bleu et qui se déplace en rampant) alors qu’elle a des formes généreuses, là où il faut. Elle est aussi blonde que je suis brune et elle des cheveux courts et raides. Cependant ce que l’on remarque la première fois qu’on la rencontre, ce sont ses yeux, d’une couleur mauve-violet, uniques.

« Liara ? Liara ?! LIARA !?

-Hein ? Euh … quoi ? »

Kiana m’a fait peur en criant comme ça, il faudra que je pense à lui dire que je vieillis et que si elle ne veut pas me faire faire une crise cardiaque fatale, un de ces jours, elle devrait arrêter de me surprendre aussi violemment.

« Encore dans la nartone (votre  »lune » pour nous) ? Me demande Maraude, de sa voix douce.

-Comme tu la connais, tu devrais avoir l’habitude, mon cœur de porcelaine (C’est Shyre qui parle comme ça, moi je trouve ces surnoms un peu stupide mais je crois qu’ils plaisent à Maraude donc … Je me passe de commentaires, à voix haute bien sûr).

-C’est gentil ça Shyre, merci beaucoup, dis-je d’un ton ironique.

-De rien ma toute belle.

-Je voulais juste te dire que nous arrivons dans environ cinq minutes au LPC et que tu devrais redescendre sur Cristielya, rajoute Kiana.

-QUOI ! Déjà ? Mais … Mais ce n’est pas possible, j’ai besoin d’un certain moment d’adaptation moi. Je n’ai pas vu le temps passer. Je ne veux pas y aller …

-Et ben c’est bête car tu es dans un bus qui n’a qu’un seul arrêt : le LYCEE ! Précise Shyre d’une voix menaçante, semblable à celle pour les histoires d’horreur (ce qu’il imite assez mal d’ailleurs pourtant rien que ses paroles feront faire une crise cardiaque à n’importe quel Pré-Cristielyen, normalement constitué).

-Oh, et puis, tu sais (et enfonce encore plus le couteau dans la plaie, Kiana, je t’en remercierais même peut-être), dans cinq jours pour toi et deux jours pour moi, on aura des cours complètement différents, on sera de l’autre côté de la barrière. »

Ah bah en fait elle m’a juste remonté le moral, merci Kiana, j’ai bien fait de te choisir comme meilleure amie. Non, je rigole je ne suis pas si méchante que ça… quoique… ça dépend avec qui.

« Oui…Pourtant cinq jours c’est long (Shyre et Maraude sont retournés à leur activité principale : se faire des câlins, bisous et autres gestes à ne pas décrire)…

-Aller sois patiente et développe cette qualité.

-Pfff … Bon d’accord.

-Et pour te rendre encore plus heureuse (mythomane !), bonne nouvelle : nous sommes arrivés. »

C’est vrai en plus son ânerie. J’ai sans doute été maudite à la naissance. Papa, maman, la prochaine fois n’oubliez pas d’inviter la sorcière à mon baptême et pas que les trois fées (petite référence aux Disneys, un des seuls trucs intéressant dans votre monde… Avec la barbe-à-papa aussi).

Bon, du courage, ma fille, du courage. Je me lève et descends du sturas en, bien sûr, ayant failli me retrouver par terre (ce n’est qu’un détail, ne vous en faites pas, je vais bien, pas besoin de vous retourner, continuez votre route. Pff je savais que vous étiez des êtres de pierre). Je rejoins Kiana et nous nous avançons, sur l’espace immense d’affichage. Le LPC accueille environ 10 000 élèves tous les ans pour leur année de transition et c’est simplement pour la capitale, Arailville (pas très original je sais néanmoins ce n’est pas moi qui lui ai donné ce nom). J’espère que je suis dans la classe de mes amis.

Le LPC est un lieu très reconnaissable. Il couvre une superficie d’une centaine d’hectares. Il est séparé en trois grandes parties : d’abord, une partie pour la première année, une autre pour toutes les autres années (la première est plus petite que la seconde logiquement) et une dernière pour toute l’administration, les salles à manger, les cuisines, les débarras, toutes les installations sportives, etc…

La partie pour les Pré-Cristielyens, la Pré plus familièrement est constituée d’un bâtiment ayant une forme assez spéciale. Il dessine un cercle depuis le ciel, dont partent plusieurs  »ailes » en lignes droites (il y en a quatorze, pour signifier les sept pêchés et les sept vertus). Ces dernières se divisent en petites impasses, à intervalle régulier, où il y a des salles de cours. Elle se situe à la gauche du bâtiment principal, la seconde partie, plus clairement. Nous l’appelons souvent le First. Il a une apparence très originale, elle est un peu creusé dans le sol et le bâtiment ressemble à un U, très épais, à la verticale (il est très impressionnant). Nous pouvons voir un léger dôme à l’emplacement de l’amphithéâtre derrière cette structure. Et enfin, la partie, pour les deuxièmes années et plus, est, en fait, un ensembles de tours (trois, quatre par année, regroupées en triangles), de plus en plus grandes avec les années qu’elles représentent. Ces tours se nomment les Tours Infinies.

J’ouvre les yeux, que j’avais fermés pour me calmer. Toutefois je n’ai pas le temps de regarder le panneau, qu’une chose incroyablement lourde (Kiana si vous n’avez pas suivi) me saute dessus. Elle parle dans une langue inconnue, ressemblant aux cris des jilps, un petit oiseau qui peut être soit orange soit violet et qui pousse des cris si perçants, presque des ultrasons, qu’ils cassent les vitres et les tympans en un instant. Je ne comprends que quelques mots comme « je », « tu » ou encore « ensemble » et ça me suffit pour que le traducteur se mette en marche.

« On est ensemble ?! Je demande.

-OUI ! C’est trop bien, en plus avec Shyre et Maraude ! Tous ensembles ! C’est vraiment de la chance !

-TOUS ?!

-Oui !

-Super ! Il faut que nous les retrouvons, dis-je tout en regardant sur les côtés pour les trouver… Je ne vois plus.

C’est Shyre qui m’a caché les yeux avec ses mains. Il utilise même mon surnom (Lily) et veut se montrer supérieur à moi et notre furie blonde… Heureusement, Maraude fait éclater la vérité, elle m’avoue discrètement qu’ils ont suivi Kiana et ils ont écouté en même temps. Même si Shyre nous a entendu… Ca se voit à sa tête, il est à prendre en élupin (photo), c’est certain. Imaginez le plus beau mec de votre entourage qui, bien sûr, passe plus d’une heure dans la salle de bain pour avoir une coupe du style « je viens de me lever, je n’ai pas eu le temps de me coiffer pourtant je suis malgré cela hyper cool », complètement inutile à mon avis enfin bref. Et ben, imaginez-le avec le teint d’une pilmertis bien mûre (un fruit qui de blanc passe au rouge lorsqu’il est bon à être récolté), qui se tortille les mains et les jambes tout en bégayant. Je trouve ça simplement mémorable !

Il essaye tant bien que mal de se rattraper et là, ce n’est pas que moi qui m’écroule de rire, mais Kiana et nous entendons aussi le rire argentin de Maraude.

« Ha ha ha … Franchement … Hi hi hi … tu … Ha … es … Hi hi … totalement … Ah ah ah tordant, j’essaye de dire tout en rigolant.

-Vraiment merci les filles, je vois ainsi qui sont les vrais amis dans ces moments-là. C’est triste, pourtant j’en ai aucun ou aucune maintenant. Même toi, mon cœur enneigé, tu as rigolé, dit-il d’un air si convainquant (la petite larme à l’œil, la voix qui fait des trémolos et tout le reste. Il ferait un très bon acteur je pense) que, si nous ne le connaissions pas, nous tomberions dans le panneau très facilement.

-Oh ne fait pas ton grincheux, Shishy, s’il te plait, minaude Maraude. »

C’est une superbe et indétectable manipulatrice, quant elle veut, car elle connait tous ses atouts et elle sait les utiliser, quant il faut.

« Bon d’accord, cependant c’est pour toi et pas pour ces deux corireys (un terme assez peu flatteur, un corirey est un animal aussi noir que la nuit. Il se déplace en sautant sur sa queue et qui est connu et reconnu pour sa stupidité).

-Corireys ? Tu n’y vas pas un peu fort là ? Demande Kiana.

-Non ça vous correspond des pieds à la tête, réplique-t-il.

-Si on est des Corireys tu n’es qu’un … »

Boom !

« Aïe aïe aïe, dis-je, d’une voix un peu sonnée (je me suis fait projeter par terre, par un vrai Corirey là, qui, en plus, je ne vois pas). »

C’est une jeune fille, qui n’a pas l’air d’avoir quatorze ans, on dirait qu’elle a déjà passé la magic liberty. Elle est grande, des cheveux bruns-roux descendent à mi-dos. Ses yeux verts sont si profonds, qu’on pourrait s’y noyer, en les regardant plus que dix secondes. Elle est belle.

« Tu ne pourrais pas faire un peu attention ? A croire que tu es aveugle. »

Quoi ! Elle n’a pas le caractère qui va avec le physique, ça, c’est sur. C’est qui cette pimbêche ? Pour qui elle se prend ? Sans doute de la Haute vu qu’elle se comporte comme une parfaite enfant gâtée : vaniteuse, infatuée et orgueilleuse. La Haute est la plus grande classe sociale, ce sont des Cristielyens ayant un grand potentiel quoi s’unissent entre eux pour que leurs enfants aient le plus de chances d’avoir un potentiel important, mon père venait de la Haute toutefois il a tout quitté pour rester avec ma mère.

Calme, calme, Liara calme. Je m’emporte très facilement (Kiana dit souvent que je suis une boule d’énergie) et là ce n’est pas le moment pour ce comportement, autant ne pas me faire une ennemie le premier jour. Je peux bien faire un effort.

« Ah… Mais… Euh… C’est toi qui m’as renversé non ? Je lui demande d’un ton conciliant.

-Bien sûr et moi je suis l’héritière d’Arail, c’est évident non ? Pff… C’est d’un comique, quoique ça pourrait être vrai vu que ce sera moi, je suis unique et parfaite (et modeste en plus de ça). Je m’appelle Jihmana Ariclas et je suis la fille du premier conseiller de la Reine et demain je serais Cristielyenne (si tôt ?). Tâche de t’en souvenir et ne te moque plus de moi (n’aurais tu pas autre chose de plus intéressant à me dire ? Pourquoi tu m’as bousculé, tient, pourquoi pas ?) !

-Je ne moque pas de toi (à peine, enfin comme c’est dans mes pensées elle ne le sait pas).

-Bien sûr que si ! Je ne suis pas aveugle, comme certains ou certaines… Je t’assure que je vais te faire payer cet affront ! Dit-elle en se retournant et en partant, dans le sens d’où elle était arrivée (elle est stupide néanmoins il faut lui pardonner. Elle n’y peut rien c’est les gènes, les gènes. Son père est plus un boulet qu’un conseiller du moins à mon avis). »

Toute sa suite l’accompagne. Ils étaient restés immobiles pendant toute la charmante discussion que nous avions eu, elle et moi. Ah c’est vrai j’ai oublié de vous dire, la royauté est transmise de père en fils cependant lorsqu’ils se marient c’est la femme du plus compétant des couples qui devient Reine et dirige Cristielya.

« Et ben, dis donc, tu es dans sa liste noire à celle-là. Je me demande pourquoi elle te hait autant, déclama Kiana.

-Et ben, moi, je ne veux tout simplement pas le savoir, je lui réponds.

-Maraude ? Mon oiseau de glace ? Tu ne te sens pas bien ? Tu es toute pâle, demanda Shyre, complètement désintéressé de notre conversation. »

Je la regarde, c’est vrai qu’elle n’a pas l’air bien. Sa peau aussi blafarde que de la craie, c’est la première fois que je la vois aussi pâle. Nous nous éloignons du panneau d’affichage et de la foule. Shyre aide Maraude à s’asseoir délicatement dans la Tasaida (de l’herbe rouge qui est beaucoup plus confortable que l’herbe normale). Ses bras enserrent ses genoux, qu’elle avait remontés vers son menton, près de son petit corps. Mon ami se met à côté d’elle et l’entoure de ses bras protecteurs. Ça se voit tellement qu’il l’aime et qu’il donnerait n’importe quoi pour elle. Que c’est mignon.

Je m’accroupis en face de Maraude et lui relève lentement la tête. C’est la première fois que je vois sur son visage, d’habitude si serein et doux, une expression effrayée. Nous essayons de la convaincre de parler, doucement nous la rassurons jusqu’à que Shyre arrive à la persuader de nous parler.

« S’il te plaît, je vis un supplice à ne pas comprendre pourquoi tu semble si mal mon cœur blanc pur (encore un surnom stupide même si ce n’est pas le moment de faire des commentaires stupides).

-Euh… Ma mère a du travailler en collaboration avec le père de cette fille et elle a découvert qu’il possède un pouvoir immense au conseil. En plus, la Reine est très attentive à son avis, à chaque décision qu’elle doit prendre. Et le pire est, qu’il est complètement gaga de sa fille adorée,  »son ange personnel tombé du ciel ». En clair, elle vient de te dire qu’elle allait se venger et elle va sans doute demander de l’aide à son papa adoré. Fais extrêmement attention Lily, elle pourrait faire renvoyer ton père, pour un motif totalement négligeable (mon père ?… elle n’y touchera pas) cependant si c’est elle qui le demande… Elle aurait tout ce qu’elle veut. D’autant plus que ce ne serait qu’un début pour elle. Quoique.. Je ne pense pas qu’elle utilisera, tout de suite, ces moyens détournés, elle préférera t’humilier le plus possible d’abord par soi-même (m’humilier ? J’aimerai bien voir ça).

-Quoi !? Oh non ! Je ne me le pardonnerai jamais si jamais mon père devait perdre son travail, à cause de moi. Enfin… Je ne me le pardonnerai pas, d’un autre côté c’est certain que je me vengerais d’elle (elle peut m’attaquer aussi longtemps qu’elle veut par contre si elle touche à un cheveu de mes parents je l’étripe). »

Je suis vraiment en colère. Qu’est-ce qu’elle a à me chercher l’autre pourrie gâtée ? Si elle touche à mes parents… Je ne réponds plus de rien. C’est bizarre je sens quelque chose qui sort de moi, c’est… C’est comme si la fureur que je ressens était remise en pression autour de moi. Vraiment étrange.

« -Calme-toi Liara. C’est bon elle n’est plus là. S’il te plaît, me demande Kiana d’une petite voix. »

Respire, Liara, respire…… Zen…… Inspiration, hum..… Expiration, ouf..… Inspiration, hum.… Expiration, ouf.… Inspiration, hum… Expiration, ouf.

Je m’excuse après m’être calmée. Je suis plus paisible maintenant. Kiana s’interroge sur la cour qui accompagnait cette peste… Je la comprends, je me pose la question de pourquoi elle est aussi importante. Son père est connu, néanmoins, qu’il y ait autant de personnes qui lui tournent autour, ce n’est pas normal… Je n’aimerais pas être à sa place, ça doit être éreintant même si je ne vais pas la plaindre. Ils la regardent avec un regard étrange… De l’espoir, je crois.

Shyre, qui a l’air plus informé que nous, se lance dans des explications. Apparemment, si la légende d’Arail se réalise cette année, l’Elue sera Jihmana. La plupart des Cristielyens le pensent. Et je crois que pour notre concernée c’est la même chose. Euh… Quoi ?

… bug … gros bug … gros gros bug…

Rembobinage, s’il vous plait. Attendez, il vient bien de dire que l’Elue, la réincarnation d’Arail, la personne la plus puissante de ce monde, serait cette enfant qui ne connait du monde extérieur que sa cour et le LPC où elle est admirée 24h/24h ?

Oh… Ma… Arail… Elle ? Censée diriger le royaume ? Cette… Cette… Non, non, non ! Ce n’est pas possible, je n’y crois pas. N’importe qui mais pas elle, même moi, je pourrais mieux faire qu’elle, vous vous rendez compte ? Elle ? Ce serait la fin du monde, le chaos, l’enfer, elle pourrait engendrer une guerre internationale en à peine quelques heures après son couronnement. Shyre et Kiana essayent de me raisonner, que je ne peux rien faire contre ça… malgré tout…

« Pas de mais ! Vocifère Maraude tout en se levant d’un coup et échappant aux bras de Shyre en même temps (il fait une de ces têtes… Comme c’est pas mignon ça…). Allez ! Hop ! En cours. Désolé de vous avoir inquiété. Maintenant je me sens bien mieux puisque que je te l’ai dit. Et puis, ne fait pas cette bouille Liara. Comme tu le dis toujours …

-Tais-toi ! Ne le dis pas, ne le dis pas…, je la supplie (ne vous inquiétez pas c’est pour une bonne raison, une très bonne même)

-Qui vivra verra ! »

Maraude part en courant et en riant aux éclats alors que je la poursuis pour me venger (elle n’a pas à reprendre mes répliques ! Il y a des droits d’auteur !… Euh… En fait je préfère qu’il n’y en ait pas vu que… Ce n’est pas moi qui l’ai inventé cependant c’est mesquin d’utiliser mes réparties) néanmoins je n’ai pas le temps puisque la cloche au sommet du LPC sonne, signifiant le début des cours (pas déjà…Je n’ai pas envie…). Elle sonne un quart d’heure en avance aujourd’hui pour que nous ayons le temps de trouver notre salle, petite blague de début d’année. A partir de demain, elle sonnera cinq minutes avant le début des cours. Je rejoins Kiana et Shyre qui nous regardent en souriant et en se levant tranquillement. Maraude arrive vers notre petit groupe quelques minutes plus tard avec ses grands yeux scintillant de malice. Je me vengerai ne t’inquiète pas Maraude, je me vengerai. La vengeance est un plat qui se mange froid non ? Lentement mais sûrement.

Nous rentrons dans le Lycée et au bout d’un bon quart d’heure de recherches éperdues (ne vous marrez pas, il est immense le LPC. Rien qu’une centaine de classes de transition et nous sommes à peu près entre 15 et 20 dans chaque classe) nous trouvons enfin notre classe,  »kuroneko no class », littéralement la classe du chat noir. J’aime bien ce nom de classe et vous ? Chaque classe de transition a pour attribution un animal et une couleur spécifique (nos chats sont un peu différents des votre, tout simplement ils sont vraiment beaucoup plus grands, entre trois et cinq mètre, et leurs griffes sont venimeuses. Sinon c’est le même animal). Nous nous arrêtons devant la porte et nous nous regardons tous exactement au même moment. Un gros câlin à quatre pour se donner du courage puis je serre Kiana dans mes bras et un dernier chaste baiser pour Shyre et Maraude.

J’ouvre la porte et entre la première. Et là, mauvaise surprise au premier rang. Je commence sérieusement à me demander si je n’ai pas été maudite à ma naissance, franchement elle ? Dans ma classe ? C’est qui le crétin qui m’a donné toute la malchance de la région ? Parce que si c’est autre chose, je ne vois pas. Cette Jihmana est assise avec une petite dizaine de personnes autour d’elle (elle ne peut vraiment pas s’en passer dis donc).

J’ai envie de faire demi-tour pourtant Kiana me retient par le bras, c’est qu’elle n’a pas des bras maigrelets la Kiana, je ne dis pas bien sûr qu’elle ressemble à un mec mais elle a un corps très musclé, ce qui est pour moi un désavantage considérable. Je suis donc obligée d’entrer dans la salle du chat noir (tient, maintenant, j’ai compris pourquoi elle s’appelle comme ça).

Je fais face à Jihmana, elle me sourit d’un air méprisant et détourne la tête (si c’est comme cela à chaque fois cela m’ira très bien, de toute façon ses regards  »tueurs » ne feront pas de mal à personne. Moi par contre…). Kiana doit maintenant me retenir de me jeter sur elle. Je désire complètement la faire souffrir pour qu’elle ravale son sourire arrogant, d’abord lui arracher les ongles puis lui faire des taillades sur les bras et les jambes et y mettre du sel, la laisser toute une journée sous une chaleur de plomb avec le minimum d’eau pour qu’elle ne tombe pas inconsciente…

Euh… Oulà, je ne vais pas bien moi. Pourquoi elle m’horripile tant ? Je n’en sais rien moi et vous (c’était une question rhétorique, n’y répondez pas s’il vous plaît) ? Je suis Nana (c’est un des surnoms de Kiana) avec Shyre qui me pousse par derrière et Maraude qui me murmure des paroles apaisantes. Je suis calme la plupart du temps (ironie, ironie)

Nous nous installons au fond près de la fenêtre à côté de la deuxième porte d’entrée. Cette classe est cool, ni trop grande ni trop petite, elle est peinte en différents coloris de bleus allant du bleu ciel au bleu pétant électrique. De la fenêtre nous pouvons apercevoir le parc du LPC. En passant ce parc est magnifique : un lac, une forêt, une pelouse de Tasaida et un cadre superbe, une vue sur des plaines qui semblent infinies, puisqu’il est à la limite sud de la ville et que le parc se situe du côté extérieur.

« Pourquoi le professeur n’est pas là ?

-Je n’en sais rien Kiana, il va sans doute pas tarder, et puis, autant profiter de son absence, non ? C’est bizarre, je sens quelque chose derrière moi. Je dois vraiment être fatiguée… Il n’y a rien… N’est ce pas Kiana ? »

Je relève légèrement ma tête tout en ouvrant les yeux. J’avais l’intention de rattraper quelques précieuses minutes de sommeil tout en évitant de regarder vers le devant de la salle. Elle a les yeux écarquillés, la mâchoire prête à se décrocher et fixe un point au-dessus de moi. Je me retourne pour voir ce qu’attire autant son attention pour qu’elle ne me réponde pas…

« Waouh ! »

Je viens de faire un bond de cinquante centimètres. Quand je me suis retournée, j’ai failli heurter un homme d’environ vingt-cinq ans qui se trouvait à deux centimètres de mon visage et qui me regardait d’un air un peu intrigué. Je me demande d’ailleurs pourquoi. Il a du rentrer dans la salle par la porte du fond.

« Euh… Bonjour, j’articule après quelques secondes de silence simplement comblées par ma respiration saccadée.

-Bonjour à vous aussi. Je m’appelle M. Divousy et je serais votre professeur principal, en plus de votre professeur de contrôle du corps pour les deux parties de l’année. »

En fait, l’année de transition est séparée en deux grandes parties, l’avant transition et l’après transition. Les matières pré-transitoires ne sont pas vraiment des matières très passionnantes, comme l’histoire, l’économie, la philosophie ou encore les arts ménagers.

Elles servent, de passe-temps en attendant les anniversaires de chacun, sans vouloir vexer le professeur Divousy. Quoique comme il est professeur de contrôle du corps, ce n’est pas lui le plus offensé, puisque le contrôle du corps est la seule matière que nous continuons à étudier après la magic liberty. Ces cours ne sont pas importants, car aucun Pré-Cristielyen ne suivra le même nombre de cours que les autres. Après cela, ils apprennent les différentes pratiques de la Magie Primaire (j’en parlerais plus tard avec plus de détails).

Mr. Divousy est vraiment un professeur craquant, il a de courts cheveux châtain clair remarquablement ébouriffés. Ses yeux noirs pétillent de joie et il porte une chemise blanche qui souligne ses biceps bien formés (pas trop toutefois, tout est dans l’équilibre) et il semble avoir un ventre plat. Il a aussi un pantalon noir qui lui font des jambes interminables. Oh, ma Arail ! C’est quoi ce professeur ? D’abord, il surgit derrière moi et ensuite il est aussi beau qu’un ange. Bon, reprends-toi Liara. Ce n’est pas une très bonne idée de baver sur ton professeur principal, le premier jour de classe (et les autres jours aussi évidemment).

« Bonjour, professeur, dirent mes amis ensemble avec un sourire ironique (suis-je la seule à les trouver exaspérants ?).

-Je suis véritablement navré de vous avoir effrayée, vous m’avez intrigué mademoiselle… ? continue Mr. Divousy.

-Sellas, Liara Sellas, je réplique automatiquement.

-Mademoiselle Sellas donc…

-Pourquoi dîtes-vous que je vous ai surpris professeur ?

-Tout simplement parce que vous avez réussi à ressentir ma Magie Primaire alors que vous n’avez pas encore passé la magic liberty.

-Comment le savez-vous ?

-En fait je m’étais caché au fond de la salle, grâce à un sortilège de dissimulation, afin d’observer, mes élèves avant le début du cours. Je voulais commencer à cerner vos personnalités et j’ai entendu votre conversation.

-Ah… Et c’est ce fait qui vous a interpellé ? Je demande.

-Oui, car seuls les plus puissants mages peuvent ressentir les auras des autres. Les auras sont les représentations physiques si l’on peut le dire des Magies Primaires de chacun, m’explique-t-il.

-Et ce n’est pas normal pour quelqu’un comme moi, c’est ça ?

-Pas exactement … Il peut se passer pour certaines personnes d’étranges changements sans qu’ils s’en aperçoivent, peu avant leur quinzième anniversaire. Est-ce bientôt votre cas, sans vouloir être indiscret (tiens, maintenant c’est lui qui pose des questions) ?

-Ben… c’est dans cinq jours.

-Ceci explique cela. Ne vous inquiétez pas ce n’est pas dangereux, juste un peu rare, me rassérène-t-il.

-Ouf… Ça me rassure, dis-je d’un ton soulagé.

-Tant mieux alors, mademoiselle. »

Le professeur s’avance au milieu des tables de cours et s’arrête devant son bureau. Il se retourne et commence à parler d’une voix forte et confiante.

« Mesdemoiselles, messieurs, bonjour à tous, je vais me présenter. Je m’appelle Elick Divousy, je serais votre professeur de contrôle du corps pour l’année entière et votre professeur principal simplement pour la première partie de l’année. La deuxième ce sera Mlle Anousal, votre professeur de Magie Elémentaire. Je vous prierais de vous asseoir chacun à une place, qui ne changera pas de l’année, pour pouvoir m’aider à vous connaître et reconnaître tout le long de cette transition. »

Je pense que c’est le bon moment pour vous parler des cours qui sont enseignés ici. Donc, comme vous l’avez remarqué, les cours sont séparés en deux parties. La première partie est un ensemble de cours divers, pour la culture générale et la deuxième est par contre un ensemble de cours sur la Magie Primaire et ses différentes utilisations.

La première partie est composée de sept cours. L’histoire, l’économie, la philosophie, les arts, les arts ménagers, le contrôle du corps et enfin le Cristielyen et sa calligraphie, un cours sur la langue officielle et son écriture. La classe se retrouve divisée entre avant et après transition pour toutes les matières excepté pour le contrôle du corps. La seconde partie est composée, elle, de onze cours en relation avec la Magie Primaire, même si on y retrouve également le contrôle du corps. Les dix autres cours se composent donc de la Danse, des Enchantements, des Duels, de la Combinaison de Sorts et de l’étude des métiers. Enfin vient les différentes Magies : de Soins, Élémentaires, de Construction, de Transformation et pour finir de Combat.

Voilà. Je pense vous avoir assez bien expliqué les différents cours que nous allons avoir. Je vais, peut être recommencer à écouter le professeur. Ah… Mauvais signe… Il me regarde.

« Mademoiselle Sellas ? Mademoiselle Liara Sellas ? Pouvez-vous répondre à ma question s’il vous plaît ?

-Hein ? Quoi ? (je suis bien dans la mouise moi)

-Il te demande juste si tu l’écoutes et si tu peux répéter ce qu’il vient de dire, me chuchote Kiana. »

Je bégaye un peu, ne sachant pas quoi dire, au final, je ne suis pas très douée pour mentir alors autant dire la vérité tout de suite.

« Excusez-moi professeur… J’étais perdue dans mes pensées.

-Ça passe pour cette fois, que cela ne se reproduise pas, me sermonne-t-il.

-Oui, Monsieur. Merci Nana, je murmure tout bas.

-De rien, Lily.

-Bien, reprenons. Je vais vous distribuer le règlement intérieur et votre emploi du temps, puis j’aurais fini de vous embêter et vous pourrez partir. »

Il distribue des petits livrets rouges et une feuille plastifiée. Les élèves partent petit à petit (à part la cour de Jihmana qui l’attend bien sûr et les quelques groupes qui se sont déjà créés). Comme nous nous sommes installés au fond, nous recevons en dernier nos livrets.

« Tenez, vous pouvez partir, et mademoiselle, ne soyez plus dans la nartone pendant les cours.

-D’accord, professeur. Merci encore, dis-je d’une voix repentante. »

Ce que je ne suis pas. Comprenez moi, il est bien sympa le professeur pourtant ce n’est même pas pour ses beaux yeux, et c’est bien le cas de le dire, que j’arrêterais d’être dans mes pensées quand je veux, pendant les cours ou pas. Nous partons après un au revoir poli.

Nous nous installons dans le parc puisqu’aujourd’hui, ce n’est que la découverte du lycée. Nous n’avons rien d’obligatoire, à part le discours des aînés à 15h, je crois que cette année ce seront les sept princes qui le feront. J’ai vraiment hâte. Ce sera la première fois que je pourrais les voir car ils sont généralement très entourés et protégés. D’autant plus que je pourrais les admirer pendant toute l’année. Il parait qu’ils sont les jeunes hommes les plus beaux de Cristielya, que leur ressemblance est frappante même si, apparemment, ils sont très différents les uns des autres.

Maraude est appuyée sur le buste de Shyre qui, lui, est contre un rasikia. Un rasikia est un arbre avec un tronc très conséquent, sa sève est argentée et elle possède de grandes vertus curatives. Ses feuilles ont un dégradé d’un rose orangé au rouge bordeaux du printemps à l’automne. Kiana et moi nous sommes sur un banc juste à côté d’eux. Il fait bon et un léger vent rend l’ensemble plus agréable. Je me sens bien et je profite de ce moment.

Le paysage est magnifique, le terrain est en pente et la Tasaida s’arrête juste devant le lac. A cause de la composition de la terre assez spéciale ici les lacs sont de couleur violet bleu au lieu d’une couleur normal comme le vert kaki ou anis par exemple, cette teinte donne un charme certain au paysage. Et, derrière, il y a les plaines de la Psondan (ce sont comme je l’ai dit avant des plaines entourées des montagnes de Samoris et de Valmente) en arrière-plan… C’est superbe. Je suis tournée vers ce cadre magnifique et je le regarde tranquillement lorsque Kiana prend la parole.

« Bon, on regarde cet emploi du temps ou pas ?

-Bien sûr, dis-je en même temps que je le sors. Alors… Le lundi il y a … Arts ménagers puis deux heures d’arts. On a une pause pour manger et ensuite histoire, contrôle du corps et philosophie.

-Quoi ? On n’a pas d’heures de pause entre les cours ? Me coupe Shyre (c’est très mal poli, Dodo devrait lui apprendre les bonnes manières à celui-là !).

-Laisse moi finir tu veux bien ? Soit un peu patient, lui réponds-je agacée (je ne vais pas me laisser marcher sur les pieds).

-Euh… Ok…, souffle-t-il.

-Bon, reprends Lily, s’il te plait. Sinon on y sera encore demain, rajoute Maraude en me tendant mon emploi du temps que j’avais lâché.

Je décris alors notre emploi du temps, sans interruption. Il est vraiment très complet ! Seule une seule heure de pause nous est accordée le samedi matin. Après avoir fini, je le ranger et m’étire en poussant un long soupire.

-Et ben… Il est bien chargé cet emploi du temps, vous ne trouvez pas ? Commente Shyre.

-Je suis d’accord avec toi, Shishy, cependant il faut voir le point positif. Dans ces cours, il ne faut juste qu’être tranquille, à part dans les cours de Contrôle du Corps. Et encore, ce n’est pas assuré. Pourtant, Monsieur Divousy semble assez exigeant, rajoute Maraude. Et pour la deuxième partie de l’année, vous pensez qu’ils nous les donneront après la magic liberty, c’est ça ?

-Je crois, et puis, de toute façon, on ne peut pas y faire grand-chose, rétorque Kiana (la voix de la sagesse a parlé).

-Je suis d’accord avec toi, cependant l’espoir fait vivre, non ? J’aurais bien aimé les avoir avant, je contre.

-Changement de sujet ! S’exclame Shyre (il n’aime pas forcement quand nous faisons des débats toutes les trois, généralement c’est vrai que à la fin nous finissons par une petite bataille… Toute petite…). Alors les filles vous le trouvez comment le prof ?

-Trop beau ! Dis-je en même temps que Kiana. »

Puis nous continuons à dire exactement la même chose sur ce phénomène étrange. Après un petit moment, nous nous arrêtons là et nous nous regardons, interloquées.

« Waouh ! Les filles, si on ne vous connaissait pas, franchement, des démonstrations de ce genre vous rendent hyper flippantes.

-Je suis d’accord avec toi, Shishy même si, pour moi, à chaque fois, je suis aussi fascinée. Et puisque je les ai rencontrés au début du collège, ces moments sont plutôt hilarants, tu ne trouves pas ? Ajoute Maraude en riant.

-Oui, c’est vrai que c’est vraiment comique. Nous ne savons jamais quand cela va se passer. Mais, au fait, vous savez comment ça marche ?

-On n’en sait rien non plus, je lui réponds (je pense que ce n’est pas vraiment la réponse à laquelle il s’attendait)

-Je crois que c’est parce qu’on a grandi ensemble, depuis notre petite enfance, rétorque Kiana.

-C’est en effet plausible, dit Maraude, après s’être calmée. »

Elle ne rigole pas souvent à part quand elle est avec nous, son père est très stricte et veut que le calme et l’ordre règne dans sa maison donc pas de fou rire. Elle ne peut être elle-même que lorsqu’elle est avec nous. Et… Comme si c’était trop beau, Shyre en rajoute avec ses surnoms stupides. Ne rigole pas Liara, ne rigole pas. …Bon… Vu le regard assassin que Shyre me lance j’ai échoué à cacher mon hilarité. Je m’excuse discrètement puis je retourne m’asseoir à côté de Kiana et nous profitons tous du silence qui semble infini (le plus fondamental c’est le  »semble  » bien sûr). Soudain une voix me fait me retourner.

« -Mesdemoiselles, monsieur. Je vous conseillerai d’aller déjeuner maintenant dans la Fairyroom (quel nom étrange) car le repas n’est servi que de 11h30 à 14h30 et il est précisément 13h37. D’autant plus que le discours des ainées commence à 15h et qu’il est obligatoire d’arriver à l’heure, déclare une femme ayant sans doute la quarantaine étant arrivée sans que nous l’entendions. Vous devriez y penser. »

Elle paraît très gentille et juste à peu stricte, son visage est un peu rond et elle dégage une impression de bonté et de générosité. Ses cheveux bleu électrique sont coupés court et finissent en plusieurs pointes désordonnées (même leur couleur n’est pas choquante, cela semble naturel chez elle). Ses yeux, bleu océan, cette fois-ci, expriment la plus grande tolérance. Je pense que ça doit être un professeur très bien pour pouvoir équilibrer cette douceur avec son exigence. Elle doit sans doute enseigner un cours comme la Magie de Soin ou quelque chose comme ça.

« Ah… Merci beaucoup de nous avoir prévenu madame… ?

-Oh ! J’ai oublié de me présenter. Je m’appelle Madame Malogna et j’enseigne ici les Duels (quoi ? Les Duels ? Alors là je ne m’y attendais pas. Liara, ma chère, tu t’es royalement plantée).

-D’accord, merci encore pour votre aide Madame, lui répond Shyre alors que nous nous mettons en route en direction du first. »

Nous marchons en compagnie d’un silence de plomb (ce qui d’après moi n’est pas très agréable au sens figuré ni très pratique si nous le prenons au sens réel… Oui blague nulle et alors ?). Nous suivons plusieurs groupes d’élèves qui semblent aller dans la même direction puis nous arrivons devant deux portes, tous les élèves, à part nous, sont déjà rentrés.

Ces portes sont titanesques, complètement sculptées de fleurs, feuilles, animaux, arbres et paysages divers dans les plus purs matériaux (cristal, or, onyx, et autres). Ces portes pourraient être, sans doute, une des œuvres d’art les plus magnifiques du monde, au moins à mon avis. Il peut être assez fiable étant donné que ma mère, depuis que je suis en âge de marcher, m’emmène dans toutes les galeries d’art de Cristielya. Au milieu de cette merveille il existe, gravé, le nom de la salle  »Fairyroom » (la salle des fées), je me demande bien pourquoi elle se nomme comme ça.

J’ouvre les portes (poussée par Kiana encore, si elle voulait tellement entrer elle aurait pu le faire elle-même non ?) qui malgré leur gigantesque gabarit ne pèsent pas plus qu’une plume alors qu’elles doivent bien faire cinquante centimètres d’épaisseur et quatre mètres de hauteur.

Oh… Ma… Arail… Je comprends maintenant le nom de cette salle. C’est une pièce vraiment spacieuse dont les murs changent de couleurs, de même pour le plafond, trop génial, on dirait un arc en ciel qui entoure toute la pièce. Cette salle est un ensemble de plusieurs centaines d’alvéoles où tous les élèves de transition déjeunent à midi. Nourrir tous ces élèves cristielyens ou pas encore, ça ne doit pas être simple il y en a plus de 2 000 quand même.

Ces alvéoles sont suffisamment intimes pour que nous n’entendons pas ce qui se dit dans celles d’à côté. Elles sont sans doute insonorisées puisque nous pouvons voir ce qui se passe à l’intérieur, par contre nous n’entendons même pas un chuchotement. Elles sont parfaites. Il a de grandes banquettes sur tout le pourtour des compartiments. Ces derniers sont géniaux et modulables, car ils peuvent changer selon le nombre d’élèves voulant manger ensemble et peuvent donner un paysage demandé (par exemple si vous voulez manger sur le bord de mer devant les derniers rayons de lumière c’est totalement possible. N’est-ce pas super ?).

Je ne vous ai toujours pas dit pourquoi je connaissais maintenant la raison du nom si spécial de cette pièce. Tout simplement parce que ce sont des fées qui contrôlent tout ici : le service l’accueil la cuisine (Apparemment, toutefois je ne peux pas le prouver) le nettoyage… Elles forment un véritable ballet des plus complexes si bien exécuté que tout parait extrêmement simple quand ce sont eux qui le font.

Par contre, ce ne sont pas les petites fées sorties directement de vos contes et légendes loufoques. Les fées de mon monde font une taille normale (petit détail non négligeable). Ce sont des hommes et des femmes d’une beauté stupéfiante, leurs ailes mesurent environ entre deux et trois mètres. Elles peuvent correctement marcher seulement elles préfèrent généralement voler, ce que je comprends tout à fait. Elles ont aussi chacunes un tatouage inimitable sur le côté de l’œil droit qui sont la preuve de leur identité (comme l’AD… ADM pour vous). Ce sont des êtres calmes, serviables, un peu trop même de temps en temps. Je suis ébahie devant tant de beauté. Je n’arrive plus à bouger jusqu’à que je reçois quelque chose que personne ne voudrait (enfin je pense) : une gifle.

Ça vous plait ? Je l’espère, ce sera maintenant dans un onglet à part si vous voulez me donner votre avis plus perso ou si vous voulez le relire. Dès qu’il y aura une modification je vous préviendrais 😉

By MuffinCaramel ^_^

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